Angélus

Origines

La fabrique d'horlogerie Angélus a été créée au Locle, en 1891, par les frère Gustave et Albert Stolz. Au début Angélus ne s'occupait que de la terminaison de montre construite sur des ébauches achetées à des tiers. Le troisième frère, Charles Stolz, entre dans la société en 1898 lorsqu'il termine son apprentissage d'horloger.

Le nom Angélus vient d'une prière chrétienne, appelée Angélus ou Prière de l'Ange selon les premiers mots en latin : «  Angelus Domini nuntiavit Mariæ  » (L'Ange du Seigneur apporta l'annonce à Marie). Cette prière est récitée trois fois par jour, généralement à six heures, midi et dix-huit heures pendant que sonnent les « cloches de l'angélus ».

La société se développe, et en 1904 les frères Stloz décident de fabriquer leurs propres ébauches et d'intégrer diverses étapes de fabrication au sein de leur propre structure.

Spécialiste des montres à complications

Angélus va alors se spécialiser dans la fabrication de montres à complications, en particulier des répétitions et des chronographes de poche. Durant la première guerre mondiale elle crée une montre à répétition pour aveugle, cependant la généralisation de l'utilisation de matière luminescentes à base de radium (découvert par Pierre et Marie Curie en 1898) marque un point d'arrêt dans la production de ce type de montres.

La marque doit alors faire preuve d'innovation et dès 1920 Angélus propose des montres réveil et pendulettes à complications qui lui permettront de surmonter la crise des années 30s.

Chronographes bracelet

Angélus est connue aujourd'hui surtout pour ses chronographes bracelet, qu'elle propose dès 1925. Les premiers modèles sont des monopoussoirs de 13 et 14 lignes. Les modèles à deux poussoirs, apparus pour la première fois chez le concurrent Breitling (voir historique Breitling) en 1933, sont proposés par Angélus en 1935.

Les affaires marchent bien, et en 1941 Angélus fête ses cinquante ans et emménage dans un nouveau bâtiment à la rue Piaget au Locle. Elle emploie alors plus de 90 personnes. André Stolz, fils d'Albert, prend alors la direction de l'entreprise familiale.

Jusque dans les années 50s, Angélus propose une large gamme de chronographes, variant les éléments d'habillage (cadrans, boîtes, forme des anses, etc...).

Chronodate, Chronodato, Chrono-Datoluxe

1942, c'est l'année où Angélus sort son modèle de chronographe équipé d'un calendrier - quantième, mois et jour de la semaine - appelé initialement Chronodate puis Chronodato. Il s'agit du premier chronographe de série équipé d'un calendrier (calibre 217). Dès le début ce modèle a suscité beaucoup d'intérêt et à partir de 1944 la concurrence proposera des fonctionnalités similaires.

En 1948 Angélus sort son calibre chronographe de 12 lignes seulement (calibre 250) qui servira de base au modèle Chrono-Datoluxe, calibre 252, avec une date par guichet.

Arrivée des nouvelles technologies

Dès les années 60s, le chronographe à remontage manuel perd de son intérêt face aux montres automatiques. Angélus collabore alors avec Ebauche SA à qui elle cède ses droits d'ébauches. La marque diversifie ses activités avec des montres réveils sur base A. Schild, ou également des chronographes pour médecins, équipés d'échelles pulsométriques.

Dans les années 70s la grande crise horlogère aura raison de la marque Angélus.

 

Frère Albert (haut) Gustave (centre) et Charles (bas) Stloz

 

 

Relance de la marque

En 2015 la manufacture La Joux-Perret, aux mains de Citizen Holdings), relance la marque avec une de leur création, le modèle Angélus U10 Tourbillon Lumière aux formes et à la technologie innovantes et équipé d'un tourbillon.

Enchères: occasions Angélus

Lien vers la nouvelle marque Angélus: www.angelus-watches.com

 

 

 

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